ARCHÉOLOGIE

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ARCHÉOLOGIE

L’ARCHÉOLOGIE est, aujourd’hui, une discipline foisonnante. De l’Europe à l’Océanie, de l’Afrique à l’Amérique, il n’est plus une terre qui n’attire les chercheurs. Il n’est plus de période qui ne les préoccupe, puisque l’époque contemporaine possède, elle aussi, ses archéologues. Il n’est plus de vestige qui ne les intéresse: de la tente au palais, de la fosse à la pyramide, de l’atelier à l’usine, tout témoignage de l’activité humaine est pour eux sujet d’étude. À cette diversité extrême des milieux, des objets et des problèmes répond une diversité analogue des pratiques: de ceux qui fouillent eux-mêmes au grattoir et au pinceau à ceux qui emploient des ouvriers armés de pioches et de pelles, de ceux qui dressent des inventaires méticuleux à ceux qui se cantonnent dans les généralités, toutes les attitudes se rencontrent dans la réalité. À cela s’ajoute, enfin, la diversité des démarches intellectuelles: tandis que les uns, peu enclins à remettre en question les méthodes héritées de leurs prédécesseurs, paraissent s’en remettre au hasard du soin d’en montrer la légitimité, d’autres, soucieux de donner à la discipline un esprit plus scientifique, empruntent aux sciences expérimentales des techniques et des démarches qu’ils transposent avec plus ou moins de bonheur; mais beaucoup, surtout, oscillent entre les deux tentations.

Si cette diversité extrême interdit de rechercher des recettes applicables à tous les cas, elle ne suffit pourtant pas à masquer ce qu’ils ont en commun. Il s’agit d’abord, au niveau le plus simple, du déroulement de la recherche. Quatre étapes, en effet, sont généralement nécessaires: la prospection, qui permet de découvrir et de localiser les vestiges; la fouille, qui vise à les dégager de leur gangue de sédiments; l’étude, qui les décrit et tâche de les interpréter; la publication, enfin, qui met l’ensemble des résultats à la disposition de la communauté scientifique et, parfois, aussi du grand public. Mais, outre que toute recherche archéologique ne suppose pas nécessairement une fouille, les interférences sont permanentes entre les diverses opérations: l’étude et la fouille progressent de pair, et la publication s’élabore en même temps. Les techniques mises en œuvre diffèrent d’une étape à l’autre, mais le choix qui en est fait et l’interprétation qui s’en dégage posent des problèmes méthodologiques qui sont à peu près toujours les mêmes.

L’archéologie et l’histoire; les documents archéologiques

L’évolution de la discipline permet de comprendre les grandes coupures qui la traversent, mais elle n’aide guère à en donner une définition satisfaisante. Il ne s’agit pas, en effet, d’une branche qui donnerait naissance à de multiples rameaux, mais de deux jeunes troncs qui commencent seulement d’emmêler leurs feuillages. L’archéologie des périodes historiques, née la première à la Renaissance, est le fruit d’un mouvement intellectuel de longue durée, qui a lié son sort à celui de la philologie et de l’histoire de l’art. L’archéologie préhistorique, au contraire, ne date que du XIXe siècle et s’est développée d’abord au sein des sciences naturelles. C’est seulement au XXe siècle que les deux disciplines, sans renoncer à ce qui fait leur originalité et parfois leur antagonisme, se sont nettement rapprochées, l’une et l’autre, de l’histoire. La préhistoire, sous l’influence régénératrice d’André Leroi-Gourhan, s’est dégagée de l’étude des sédiments pour se tourner davantage vers celle des civilisations humaines. L’archéologie des autres périodes, elle, s’affranchit plus lentement de son cadre et aborde l’étude des techniques et des civilisations.

Est-ce à dire pourtant que, comme le veut une conception toujours répandue, l’archéologie soit une discipline auxiliaire de l’histoire? Son rôle est-il, comme celui de la paléographie, de l’épigraphie ou de la généalogie, de fournir des matériaux bruts que l’histoire, ensuite, se charge d’interpréter? On peut en douter. L’expérience montre en effet que si elle se cantonne dans ce rôle passif, l’interprétation n’intervient presque jamais: les descriptions s’ajoutent aux descriptions sans que l’historien sache comment maîtriser cette masse informe et accablante; seul l’inventeur des vestiges est à même de le faire. On peut difficilement dire, d’autre part, que les documents archéologiques viennent à l’appui d’autres documents. Même quand on dispose de textes, ces derniers ne disent pas tout, ne nous renseignent pas sur tout et ne sont pas nécessairement de bons reflets de la réalité. Les documents archéologiques viennent alors les compléter, les nuancer ou les contredire, sans qu’on puisse, c’est évident, les suspecter de déformation intentionnelle: ce sont donc des documents historiques au même titre que les autres, et parfois même les seuls qui soient disponibles. Ces documents, enfin, sont susceptibles d’alimenter la plupart des champs de la recherche historique: non seulement l’histoire de l’art et celle des techniques, mais aussi celle de l’économie, de la société, de la religion, des mentalités... Sans doute l’apport de l’archéologie est-il plus ou moins important selon le domaine considéré, mais il n’est jamais limité à un seul. C’est dire que, loin d’être une discipline auxiliaire de l’histoire, elle est, au contraire, l’une des voies les plus fécondes de la recherche historique, entendue au sens le plus large du terme.

Il y a pourtant, entre l’archéologie et l’histoire, une différence essentielle, qui tient aux documents utilisés. Alors que l’histoire exploite toutes les catégories possibles de documents, y compris les documents archéologiques, l’archéologie s’appuie d’abord sur un type de documents particulier: les témoins matériels laissés par l’homme à la surface de la terre. Lorsque ces documents sont les seuls, comme c’est le cas pour la préhistoire, l’approche archéologique est la seule possible; lorsqu’il existe d’autres documents (textes, images, enregistrements sonores...), cette approche se juxtapose et se combine aux autres pour composer l’ensemble de la recherche historique. S’il est vrai que tout historien ne peut pas – tant sont lourdes et complexes les techniques à mettre en œuvre – être archéologue, il est donc clair, en revanche, que tout archéologue doit être historien.

Mais la nature même des documents qu’il utilise lui impose de redoutables entraves. Il doit songer, d’abord, que la présence d’un témoin quelconque – habitation, vase, arme... – résulte d’une série de causes qui se succèdent, se contrecarrent, se renforcent ou se combinent en une chaîne dont la complexité peut être, en principe, infinie. Si, par exemple, c’est pour mettre en culture un terroir nouveau qu’un groupe humain construit des habitations, cette cause immédiate peut renvoyer à une nécessité économique; celle-ci peut être née d’une pression démographique et cette dernière à son tour peut s’expliquer par des considérations sociologiques. Mais cet enchaînement ne laisse aucune trace et l’archéologue, qui doit s’efforcer, sous peine de manquer à ses devoirs, de remonter du témoin à ses causes, est encore plus mal loti que l’enquêteur qui doit remonter des indices au coupable: les indices, pour lui, peuvent demeurer invisibles. Il est bien rare, en outre, qu’une cause unique puisse rendre compte de l’existence d’un témoin; si le cas paraît se produire, il ne s’agit bien souvent que d’un raisonnement automatique, comme celui qui associe, sans autre argument qu’une fragile vraisemblance, les figurines préhistoriques aux croyances religieuses. Mais dans l’immense majorité des cas, en fait, plusieurs interprétations sont possibles et l’archéologue doit, à chaque étape, tâcher d’établir laquelle est la meilleure.

Un autre type de difficultés est lié à la signification des témoins, car elle peut être extrêmement diverse. Dans le cas le plus simple, le témoin est un objet façonné (outil, arme, vase, jouet, habitation, tombe...): l’homme s’est servi d’un matériau brut, amorphe, et l’a transformé en un objet qui possède une forme et des propriétés définies; le témoin est alors le résultat d’une intention très précise. Mais il existe bien d’autres possibilités. C’est ainsi qu’une catégorie importante de témoins est constituée par des déchets: déchets de fabrication, qui résultent inévitablement du façonnage des objets (éclats de pierre, copeaux de bois, scories de métal...); déchets de consommation, qui proviennent surtout des parties non comestibles des aliments (écorces, peaux, pépins, noyaux, os, arêtes, coquilles...); déchets produits par l’entretien et le nettoyage des espaces habités (poussières, gravats, immondices, objets cassés ou usagés...). Une seconde catégorie, celle des traces, comprend des témoins nettement plus fugaces: traces de façonnage (retouches, marques, empreintes digitales, coups de pinceau, stries de tournage...), traces d’utilisation (lustre, ébréchures, émoussement, usure...) et traces d’altération (décomposition, déformation, décoloration, oxydation, combustion...). La troisième catégorie est celle des relations qui unissent les témoins matériels: relations spatiales, dont on peut souvent inférer des rapports chronologiques; relations d’association, qui sont d’un intérêt capital pour l’interprétation des vestiges; relations de causalité, que l’on peut rarement mettre en évidence; relations de similitude, enfin, que l’on tend souvent à surestimer. Toutes ces catégories ne sont pas chargées des mêmes significations: le déchet n’est, en quelque sorte, que le négatif d’un acte volontaire, tandis que la trace n’est que le reflet d’un tel acte ou celui d’un phénomène physico-chimique. Elles ne peuvent donc pas être étudiées de la même façon: porteuses d’informations différentes, elles appellent des méthodes différentes. Mais il est sûr, au moins, que les relations méritent une attention toute particulière: ce sont elles, en effet, qui donnent aux objets leur signification fondamentale et la plus grande part de leur pouvoir informatif; inversement, c’est leur rupture qui prive tant d’objets de musée de l’essentiel de ce pouvoir. L’archéologue doit donc s’efforcer, autant qu’il le peut, de faire apparaître ces relations dans les vestiges qu’il étudie.

Il doit tenir compte, enfin, de l’évolution des témoins. Entre le moment où un objet a été abandonné et celui où il le retrouve, il se produit généralement toute une évolution, qui dépend d’abord du matériau qui constitue l’objet. Certains matériaux (pierre, coquille, ivoire, terre cuite...) se conservent longtemps et gardent leur cohésion: même si les objets sont cassés et superficiellement altérés, ils ne disparaissent pas. D’autres (métaux, terre crue...) se conservent également fort bien, mais peuvent perdre leur forme: il est alors difficile, voire impossible, de les identifier. D’autres, enfin, sont périssables (bois et fibres végétales; peaux, tissus et papiers...) et l’on n’en retrouve des traces que dans des cas exceptionnels (saturation par l’eau, dessication totale, carbonisation, empreintes...). À cette évolution propre des objets s’ajoute l’action du milieu (érosion, sédimentation, action de la végétation, activité des animaux...) et surtout celle de l’homme, qui pille, cultive, creuse, nivelle et construit à une échelle de plus en plus grande (bâtiments, autoroutes, ports, aéroports, barrages, usines...): les vestiges sont parfois détruits, le plus souvent déplacés. La première préoccupation de l’archéologue doit être alors d’imaginer, si faire se peut, l’état originel des vestiges et d’y replacer par la pensée les objets qui ont disparu, c’est-à-dire de redresser et de compléter ce reflet doublement déformé que les vestiges lui proposent à la fouille.

Toutes ces limitations sont importantes. Elles ne sont insurmontables que si on les oublie. Si l’on en a, au contraire, une conscience claire, on en tiendra compte dans le déroulement même de la recherche, on restituera au raisonnement la place qui doit être la sienne, on obtiendra des résultats plus assurés et, mieux encore, on découvrira de nouvelles possibilités que l’insuffisance de la réflexion oblitère fréquemment. La lucidité est en effet, ici comme ailleurs, l’une des conditions du progrès.

L’outillage conceptuel

Il est rare, pour ne pas dire exceptionnel, que les archéologues s’interrogent sur la pertinence du vocabulaire et des concepts qu’ils emploient constamment. En dehors de quelques définitions, comme celles des grandes étapes de l’évolution technique (Paléolithique, Néolithique, âges des métaux...), ils se contentent en fait de conserver les termes du langage courant et les notions du sens commun, réservant tout leur sens critique pour les phases d’interprétation. Mais cette pratique, que nul ne se hasarde à justifier au fond, présente les dangers de toute pensée non scientifique: le vocabulaire est flou et instable, la communication aléatoire, les concepts incohérents et la recherche finalement inefficace. Les préoccupations scientifiques, dont l’affirmation a revêtu tant d’éclat depuis les années soixante, n’ont touché ce domaine que d’une manière superficielle.

La terminologie, pourtant, pose des problèmes dès le niveau le plus simple. Selon les auteurs, le même objet pourra recevoir des noms et des qualificatifs extrêmement divers: le même vase sera appelé bol, jatte, terrine, écuelle, plat creux, assiette, bassin...; la même forme sera dite sphérique, globulaire, arrondie, convexe...; le même point sera désigné comme le bas du col, le haut de la panse, l’épaule... Le même terme aura donc toute une série, parfois étendue, d’acceptions différentes et cette polysémie suffira à priver de valeur beaucoup des descriptions qui forment l’essentiel des publications archéologiques. La solution, bien sûr, est d’employer des termes régis par des conventions: chaque mot n’a qu’une acception, définie avec précision et, en principe, respectée par tous. On peut aussi, dans certains cas, élaborer de véritables codes: la description d’un objet est alors décomposée en rubriques, très précisément délimitées, dont chacune peut prendre un certain nombre de valeurs définies à l’avance et représentées par des symboles. Les bordereaux descriptifs ainsi obtenus peuvent se prêter facilement à un enregistrement et à un traitement par l’informatique. Ces procédés permettent donc d’aboutir à des descriptions complètes, précises, comparables entre elles et, dans le cas de l’informatique, à des manipulations de données extrêmement rapides.

Ce qu’ils ne peuvent pas faire, en revanche, c’est résoudre les problèmes techniques qui se posent souvent à propos de la terminologie apparemment la plus descriptive. Pour savoir, en effet, si la couche d’enduit appliquée à la surface d’un vase doit être qualifiée d’engobe, de glaçure, de couverte ou de vernis, il faut connaître le procédé technique qui a été employé. Pour savoir si la base en pierre d’un mur de brique doit être appelée fondation ou soubassement, il faut connaître le niveau du sol et en déduire le rôle qu’elle a pu jouer. La description et l’étude sont donc, dans bien des cas, indissolublement liées et l’on ne peut faire abstraction ni des problèmes lexicographiques ni des problèmes technologiques.

Au niveau des séries d’objets, les typologies, qui sont évidemment indispensables pour y mettre de l’ordre et les manipuler, posent les mêmes problèmes que dans les autres sciences. Elles doivent, en premier lieu, s’appuyer sur un matériel suffisant. Un classement établi sur un matériel trop restreint risque fort, en effet, de refléter surtout les hasards de la recherche ou tout au moins de s’avérer impropre à l’étude d’un autre matériel. Il faut donc, dès le départ, prendre la précaution de le fonder sur des objets nombreux et divers, qui représentent à peu près la gamme des variantes connues. Mais il faut, surtout, se garder de voir dans les typologies autre chose que des outils. Il est souvent tentant, en effet, de supposer que l’ordre logique qu’elles expriment reflète un ordre chronologique: des objets les plus simples, qui seraient les plus anciens, on irait ainsi vers les objets les plus complexes, qui seraient les plus récents. Mais les échecs subis par ce genre de théories, encore très répandues, sont aujourd’hui suffisamment nombreux pour inciter à la plus grande prudence: toute coïncidence d’un ordre logique avec un ordre chronologique ne doit pas être simplement postulée, mais démontrée.

Si les typologies ne règlent pas tous les problèmes qui se posent à l’intérieur des séries d’objets homogènes, elles laissent entiers ceux qui se posent entre ces séries. Cette lacune laisse le champ libre à des pratiques spontanées dont les résultats sont souvent décevants. La solution la plus facile, d’abord, consiste en fait à ne rien classer: tout ce qui sort des catégories les plus courantes et peut donc poser un problème est regroupé sous une rubrique très générale, telle que «petits objets», «miscellanées» ou «divers». Ce parti ne présente pas nécessairement d’inconvénient pour la description des objets, car celle-ci peut fort bien être parfaitement exacte et complète. Mais il néglige totalement leur signification et les regroupe au hasard, réduisant ainsi dans une large mesure leur pouvoir informatif.

Une autre solution, qui se combine souvent à la précédente, consiste à classer les objets d’après le matériau dans lequel ils ont été façonnés: pierre, argile, os, coquille, verre, métal, tissu... Ce classement est commode, car il se fonde sur un critère objectif et permet souvent d’aller vite; il est sans doute, en outre, justifié dans quelques cas. Mais il a d’ordinaire le même inconvénient que l’absence de classement: il dissocie des séries d’objets (récipients, outils, armes, objets de parure...) qui ont en commun une même fonction et réunit des objets très divers qui n’ont en commun que leur matériau: vases, pesons de fuseau, figurines, éléments d’architecture et de décoration... sont ainsi rapprochés sans profit pour la recherche.

Une troisième solution, qui elle aussi peut se combiner avec les autres, consiste à regrouper les objets et les données par ensemble technique, en suivant l’ordre réel des opérations. La céramique, par exemple, est considérée depuis l’extraction de la terre argileuse jusqu’à l’obtention de vases prêts à l’emploi: on regroupe d’abord ce qui a trait à la technique (préparation de l’argile, façonnage, décoration, cuisson), puis on étudie la forme des vases – ici prend place une première typologie –, enfin on s’intéresse à leur décor, et là intervient une seconde typologie. Cette solution a l’avantage de refléter une réalité qui n’est pas contestable et de porter l’attention sur des thèmes dont l’intérêt est évident. Mais elle met sur le même plan des réalités qui gagneraient à être étudiées dans des cadres différents.

Si l’on reprend, en effet, l’exemple de la céramique, on s’aperçoit aisément que les décors, les formes et les techniques ne peuvent pas être étudiés dans le même cadre. Les décors, en règle générale, se rattachent à un système décoratif dont on retrouve les éléments sur bien d’autres objets (éléments de parure, figurines, peintures murales, outils...), mais leur diffusion géographique et leur longévité sont souvent limitées: ils doivent donc être étudiés dans un cadre plus large que celui de la seule céramique, mais dans un domaine géographique et historique relativement restreint. Les formes des récipients en terre cuite se retrouvent, elles aussi, dans d’autres objets, qui sont les récipients de pierre, de métal, de bois, d’écorce et de vannerie... utilisés par le groupe, mais leur diffusion et leur durée sont supérieures à celles des décors: il faut donc les étudier dans un cadre plus large que celui des seuls vases en céramique – différent cependant de celui des décors – et dans un domaine géographique et historique plus large. Les techniques, enfin, sont propres à la céramique, mais comme il n’existe qu’un nombre limité de procédés pour fabriquer un pot avec de l’argile, elles sont beaucoup plus largement diffusées que les formes et beaucoup plus stables dans le temps: on doit donc les envisager pour elles-mêmes, mais dans un domaine géographique et historique très large. Cet exemple, que l’on pourrait transposer à l’outillage lithique, à la métallurgie, à l’architecture..., montre que chaque objet doit être étudié de plusieurs points de vue et qu’à chaque fois le cadre de l’étude peut être différent. L’objet doit être rattaché à des ensembles qui sont parfois sécants, mais qui en tout cas ne sont pas nécessairement confondus. Aucune solution ne peut être définie a priori, mais tout parti adopté doit être justifié avec la plus grande rigueur.

Les objectifs et les méthodes

Il ne suffit pas de dire que l’archéologie, comme l’histoire, a pour but la connaissance des sociétés humaines du passé sous tous leurs aspects. Cette formulation très générale n’est d’aucun secours pour l’organisation même de la recherche. Car celle-ci doit être organisée en fonction d’objectifs plus précis, éminemment variables, mais toujours particularisés. Que se passe-t-il, en effet, si comme on le fait souvent, on se donne pour but de recueillir le plus d’informations possible sur le plus grand nombre de sujets possible? Tout d’abord la masse des données, littéralement infinie, submerge le chercheur, déborde ses capacités d’enregistrement et dépasse sa puissance de synthèse, et cet effet de saturation peut conduire à la paralysie de la recherche. En outre, une part importante de ces données est dépourvue de signification et donc d’intérêt: à quoi sert-il, par exemple, de connaître avec précision toutes les couleurs d’un tesson si elles résultent de phénomènes aléatoires? De toute façon, d’ailleurs, les capacités d’attention de l’esprit humain sont limitées, comme le montrent les résultats des prospections, qui accroissent avant tout le nombre des sites connus pour les époques auxquelles s’intéressent les prospecteurs et fort peu celui des sites d’autres périodes.

Lorsque la recherche, en revanche, s’oriente vers des objectifs limités, lorsqu’elle choisit de privilégier, dans l’éventail des directions possibles, une ou plusieurs d’entre elles, elle bénéficie des avantages inverses: le nombre des données se réduit, leur degré de précision est explicitement variable et leur manipulation devient plus commode; on peut en outre éliminer celles qui ne sont pas significatives et surtout concentrer l’attention sur les objectifs retenus: outre l’effet de grossissement auquel on peut s’attendre en pareil cas, on recueille alors les bénéfices d’une certaine préparation intellectuelle. Cette préparation est en effet d’une importance décisive: c’est elle qui explique que, dans la recherche scientifique comme ailleurs, on ne trouve d’abord que ce qu’on cherche, c’est-à-dire que, comme l’a dit Pasteur, «le hasard ne favorise que les esprits préparés».

Comment s’opère ce choix des objectifs? Il suppose d’abord, bien sûr, l’existence d’un corps de connaissances, issu des recherches antérieures et reflétant, pour la région et les problèmes étudiés, l’état des questions en un moment donné. Cet ensemble, que tout chercheur doit naturellement maîtriser, comporte déjà des lacunes, qui correspondent aux problèmes non résolus. À cela viennent ensuite se superposer des observations nouvelles ou, du moins, inattendues. Il peut arriver qu’elles passent inaperçues ou restent dispersées: tout se passe alors comme si elles n’existaient pas. Mais si elles se répètent ou si elles ont une certaine cohérence, elles peuvent attirer l’attention. Dès lors elles posent d’elles-mêmes une question: comment expliquer ces faits nouveaux, que l’on peut qualifier d’aberrants par rapport aux connaissances initiales?

Ce processus fort banal aboutit alors à la première étape de la méthode expérimentale, qui est commune à toutes les sciences excepté les mathématiques: il s’agit de l’induction. Pour tâcher de rendre compte des observations nouvelles, en effet, il faut passer des faits aux idées, des observations aux propositions qui peuvent les justifier, des indices aux pressentiments qui les expliquent. En formulant une hypothèse ou en supposant un fait, l’archéologue ne fait donc que suivre une voie fort fréquentée. Il doit simplement vérifier que le problème nouveau relève de sa compétence, c’est-à-dire avant tout qu’il dispose – ce qui n’est pas toujours le cas – des documents nécessaires, et aussi qu’il présente un intérêt suffisant, c’est-à-dire qu’il ne soit ni trop banal ni trop restreint; ce souci de rentabilité, qui n’a rien, lui non plus, de particulier à l’archéologie, y revêt cependant une grande importance, puisque, comme nous l’avons vu, les documents archéologiques sont grevés de multiples limitations et qu’en outre la recherche qui s’appuie sur eux est particulièrement longue et complexe.

Le problème retenu et l’hypothèse émise, il reste à vérifier cette dernière. Cette démarche, prônée déjà par Francis Bacon (Novum Organum Scientiarum , 1620) et exposée avec une clarté magistrale par Claude Bernard (Introduction à l’étude de la médecine expérimentale , première partie, 1865), consiste d’abord à revenir des idées aux faits, par un mouvement déductif ou une phase hypothético-déductive. Puisqu’on ne peut pas opérer de démonstration directe, ce qui est le privilège des mathématiques, on cherche à vérifier l’hypothèse a posteriori, par son efficacité logique ou sa valeur heuristique. Puis on revient aux idées par une nouvelle induction et, si l’hypothèse se trouve vérifiée, elle devient alors ce que la plupart des sciences appellent une loi, mais que l’histoire et l’archéologie ne peuvent appeler, dans le sens le plus général du terme, qu’un fait historique.

La recherche de la vérification suppose en premier lieu que l’hypothèse soit formulée de la façon la plus claire et la plus précise possible. Comme par définition le chercheur à ce stade ne dispose pas encore de toutes les données nécessaires, il est conduit à s’avancer un peu au-delà de ce qu’il a observé. Cette anticipation de l’expérience, que Claude Bernard n’hésitait pas à qualifier d’«idée préconçue», consiste en règle générale à dérouler les conséquences de l’hypothèse et à prévoir quelle sera leur traduction dans les vestiges archéologiques: car seule cette traduction sera susceptible d’être vérifiée. Si par exemple les indices initiaux ont conduit à formuler l’hypothèse qu’une région donnée, à un moment donné, a subi une invasion, il faudra se préparer à rechercher les indices matériels possibles de cet événement: construction d’ouvrages fortifiés, présence d’armes et de projectiles, signes d’abandon, traces de destruction, témoignages de rupture culturelle... En même temps, il faudra s’efforcer d’envisager toutes les possibilités et de tenir compte de l’évolution prévisible des matériaux mis en œuvre.

Mais l’importance du raisonnement est encore plus décisive à l’étape suivante. Il s’agit en effet de vérifier si, dans les données observables, on retrouve bien la traduction des conséquences que l’on a prévues. Il faut pour cela revenir à la fouille ou, tout au moins, aux documents archéologiques et aux relations qui les unissent. Mais il faut y revenir avec un plan, une stratégie ou, plus simplement, une méthode : organiser tout un ensemble d’opérations qui permette le contrôle souhaité et donne des résultats clairs. Il ne peut donc pas s’agir de recourir à des recettes préétablies. C’est même très précisément le contraire: il faut imaginer, dans chaque cas, la démarche qui sera à la fois la mieux adaptée au but poursuivi et la plus rentable en fonction de l’importance du problème posé. Autrement dit, les techniques particulières qui seront mises en œuvre dans cette démarche n’auront pas d’intérêt par elles-mêmes – il n’y a pas de sens à être pour ou contre le recours à l’observation stratigraphique, à l’analyse spectrographique ou à l’informatique –, mais devront être jugées, comme partout, sur leur efficacité. Celles qui permettront d’obtenir des réponses pertinentes et claires, pour une somme d’efforts proportionnée à l’intérêt de l’entreprise, seront par définition les meilleures.

Une autre difficulté vient ici de ce que le chercheur, trop attaché à son hypothèse, a souvent de la peine à en reconnaître les faiblesses éventuelles. Il est clair pourtant que s’il veut aboutir à une conclusion justifiée, il doit pratiquer le doute méthodique, n’accepter que des résultats observés, mais les accepter tous, quelles qu’en soient les conséquences. L’idée préconçue, dit Claude Bernard, n’est qu’«un moyen de solliciter une réponse de la nature», le chercheur doit «écrire sous la dictée de la nature» et «l’écouter jusqu’au bout»: il ne s’agit pas ici de nature, mais l’attitude doit être la même. La question n’est donc pas, comme on l’imagine quelquefois, d’être pour ou contre le recours aux hypothèses, aux «idées préconçues» et à la subjectivité: il faut être pour dans un premier temps, contre dans un second. La question n’est pas non plus d’être pour ou contre l’induction ou la déduction: il faut d’abord utiliser l’induction, puis pratiquer la déduction et revenir enfin à l’induction.

Au terme du processus, en effet, si l’hypothèse est infirmée, elle doit être remplacée ou modifiée et de nouveau confrontée à l’observation. Si elle est confirmée, il faut alors la transformer en certitude, lui donner le statut de fait établi. Il suffit pour cela de remplacer la tournure interrogative ou dubitative par une tournure affirmative. Mais il faut résister à la tentation d’introduire à ce stade le moindre élément supplémentaire qui en accroîtrait indûment le champ d’application. On doit aussi savoir que les faits que l’on établit ainsi ont rarement le caractère de la certitude absolue: le plus souvent ils sont à évaluer en termes de probabilité, comme l’immense majorité des résultats scientifiques. L’important est de reconnaître honnêtement cette probabilité et de travailler à l’améliorer, pour obtenir de la réalité une représentation de plus en plus efficace, permettant de prédire des faits insoupçonnés au départ.

L’archéologie, au total, ne se distingue guère – ou du moins ne devrait guère se distinguer – des autres sciences: ce sont les idées, beaucoup plus que les faits, qui d’un bout à l’autre font la valeur des méthodes qu’elle emploie.

archéologie [ arkeɔlɔʒi ] n. f.
• 1599; gr. arkhaiologia
Science des choses anciennes, et spécialt des arts et monuments antiques. iconographie, iconologie, inscription, paléographie, préhistoire, sigillographie. Archéologie préhistorique, classique, médiévale. Archéologie égyptienne ( égyptologie) , grecque, orientale.

archéologie nom féminin Étude des civilisations anciennes réalisée à partir des vestiges matériels d'une activité exercée par les hommes, ou à partir des éléments de leur contexte. Selon Michel Foucault, analyse qui a pour objet de révéler le champ épistémologique, dans lequel les connaissances, envisagées comme formations discursives, trouvent leurs conditions de possibilité d'exister comme connaissances. ● archéologie (expressions) nom féminin Archéologie industrielle, étude des installations industrielles du passé lointain ou récent.

archéologie
n. f. Science qui étudie les vestiges matériels des civilisations du passé pour en reconstituer l'environnement, les techniques, l'économie et la société.

⇒ARCHÉOLOGIE, subst. fém.
A.— Vx. ,,Connaissance, étude de l'antiquité`` (LITTRÉ). Synon. antiquité.
B.— Usuel. Science qui a pour objet l'étude des civilisations humaines passées à partir des monuments et objets qui en subsistent :
1. Et en fait, les progrès de l'archéologie préhistorique révèlent chez ces peuples les indices de plus en plus nombreux d'une civilisation primitive foncièrement différente de celle de l'Europe centrale.
P. VIDAL DE LA BLACHE, Tabl. de la géogr. de la France, 1908, p. 29.
SYNT. Archéologie préhistorique (des origines à l'apparition des métaux), archéologie protohistorique (de l'apparition des métaux à la conquête romaine), archéologie classique (période gréco-romaine), archéologie du Haut moyen âge (déclin de l'Empire romain à Charlemagne) [d'apr. PERRAUD 1963]; archéologie nationale, grecque, égyptienne, orientale, etc. Rem. Archéologie s'oppose à histoire en tant que l'histoire étudie le passé d'après les témoignages écrits, et ne commence à proprement parler qu'à partir de l'apparition de tels témoignages; l'archéologie est une science auxiliaire de l'histoire (en tant que celle-ci est la science du passé) à partir des périodes où monuments et documents écrits coexistent.
Péj. Ensemble de données empruntées à l'archéologie :
2. Il [Victor Hugo] raconte longuement cette histoire, la semant de détails bizarres, de cette archéologie moyenâgeuse, qu'il aime et dont il fait si souvent emploi dans sa poésie et sa prose.
E. et J. DE GONCOURT, Journal, 1872, p. 888.
C.— Par recomposition étymol., néol. Science des origines, discours sur les origines (cf. M. FOUCAULT, Les Mots et les choses, Une Archéologie des sciences humaines, Paris, Gallimard, 1966).
DÉR. Archéologisme, subst. masc.Notion appartenant à un passé révolu. (1850, FLAUBERT, Correspondance, p. 279; créé par analogie avec archaïsme, néologisme sur le rad. de archéologie, suff. -isme).
PRONONC. :[]. Pour la prononc. par [] du groupe -rch- dans les mots composés du préf. archéo-, cf. archéen.
ÉTYMOL. ET HIST. — 1599 « science des choses antiques » (LA POPELINIÈRE, Hist. d. histoires, I, 211 ds Fr. mod., t. 22, p. 57 : Marsias Tabenus fit aussi les histoires de son pays, douze livres de l'archéologie, sept de choses fabuleuses et autres); 1818 « id. » (BALLANCHE, Essai sur les institutions, pp. 100-101 ds BRUNOT t. 12, p. 212 : elle [notre littérature du siècle de Louis XIV] commence donc à être déjà pour nous en quelque sorte... une littérature ancienne, de l'archéologie).
Empr. au gr. « légendes ou histoire de l'antiquité », composé de « qui concerne les temps très anciens, relatif aux origines » et de « discours, récit », PLATON, Hipp. Ma., 285d ds BAILLY.
STAT. — Fréq. abs. littér. : Archéologie. 154. Archéologisme. 1.
BBG. — BACH.-DEZ. 1882. — BARB. Misc. 8 1928-32, pp. 414-422; 14 1936-38, p. 77. — Bible 1912. — Bible Suppl. t. 1 1928. — BOUILLET 1859. — CROS-GARDIN 1964. — DHEILLY 1964. — Foi t. 1 1968. — JOSSIER 1881. — NOËL 1968. — PERRAUD 1963.

archéologie [aʀkeɔlɔʒi] n. f.
ÉTYM. 1599; répandu fin XVIIIe; grec arkhaiologia, de arkhaios « ancien », et logos (→ -logie).
1 Vx. Connaissance de l'Antiquité; études antiques.
2 Étude scientifique des civilisations disparues au moyen des témoins matériels qui en subsistent; ensemble des techniques de recherche et d'interprétation que cette étude met en œuvre. Fouille. || Archéologie préhistorique. Préhistoire. || Archéologie égyptienne (égyptologie), assyrienne (assyriologie), orientale, grecque, romaine, médiévale…REM. Science du passé, l'archéologie s'oppose à l'histoire ou lui fournit son aide (c'est une science auxiliaire de l'histoire) en étudiant les monuments ou les objets. || L'archéologie étudie les monuments et les objets du passé. || Utilisation des techniques de datation, des techniques chimiques, mécaniques, biologiques en archéologie. || Archéologie et iconologie, et sigillographie, et épigraphie.
1 L'archéologie est à la nature sociale ce que l'anatomie comparée est à la nature organisée.
Balzac, la Recherche de l'absolu, Pl., t. IX, p. 475.
2 Une science née au XIXe siècle, l'archéologie préhistorique, nous a révélé les œuvres de l'industrie humaine à une époque prodigieusement reculée, antérieure de longs siècles aux pyramides de l'Égypte et aux palais des rois babyloniens.
Salomon Reinach, Apollo, p. 2.
3 Dans l'usage courant, le terme d'archéologie ne s'applique pas qu'à l'antiquité et au moyen âge (…) on n'use pas de ce mot pour un passé plus proche de nous. Cependant si l'archéologie est l'explication du passé par les monuments figurés, il n'y a aucune raison pour ne pas parler d'archéologie du XVIIe et même du XIXe siècle.
Louis Réau, Dict. d'art et d'archéologie.
4 Il était un temps où l'archéologie, comme discipline des monuments muets, des traces inertes, des objets sans contexte, et des choses laissées par le passé, tendait à l'histoire et ne prenait sens que par la restitution d'un discours historique; on pourrait dire, en jouant un peu sur les mots, que l'histoire, de nos jours, tend à l'archéologie, — à la description intrinsèque du monument.
Michel Foucault, l'Archéologie du savoir, p. 15.
3 (1966, M. Foucault). Par ext. Recherche des origines, en matière d'idées, de connaissances. Épistémologie (historique). || Les Mots et les Choses, une archéologie des sciences humaines, titre de l'ouvrage de M. Foucault (→ ci-dessus, cit. 4).
tableau Noms de sciences et d'activités à caractère scientifique.
DÉR. Archéologique, archéologue.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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